Le fil de la médiathèque

Veille de bibliothècaire

Archives mensuelles de “décembre, 2012”

Des bibliothèques dans la cité, loin d’être en manque d’idées

L’initiative Bibliothèques dans la cité, propulsée par la Bibliothèque Publique d’Information (Bpi), se présente sous la forme d’une plateforme à destination des professionnels, destinée à collecter les retours des différentes expériences réalisées par les établissements de prêt. Fédérateur et stimulant, le site pourrait bien profiter en dernier lieu aux usagers, par la multiplication des initiatives originales.

 

 

Bibliothèque Saint-Sever

La bibliothèque Saint-Sever de Rouen, zigazou76, CC BY 2.0

 

 

Lancé fin novembre, le site veut d’abord collecter et rassembler des « fiches action » : des comptes-rendus un peu formalisés, « centrés sur les projets des différentes bibliothèques, dans la perspective de travailler avec des publics éloignés de la lecture » explique Philippe Colomb, de la délégation à la coopération de la Bpi. L’objectif réside dans un accès simplifié aux bibliothèques par des publics exclus, souvent de la société elle-même : « personnes en situation de handicap, sans abri, souffrant de solitude, non-francophones, âgées et isolées, jeunes, étrangères en situation irrégulière, en reconversion professionnelle, illettrées ou en voie de paupérisation » détaille le site.

 

Du côté des actions, Bibliothèques dans la cité a vocation à accumuler les initiatives pragmatiques, « même les plus petites actions », que chacun pourra ensuite s’approprier. « Ce qu’on ne voulait pas, c’était d’un site où la Bpi viendrait, seule, avec ses idées » souligne le responsable du projet, qui souhaite mettre en avant l’idée d’inclusion.

 

Le prolongement des journées professionnelles qui rassemblent des bibliothécaires, à la façon de celle, organisée la Bibliothèque municipale de Grenoble et la Bpi le 14 juin dernier, et consacrée à la précarité, l’exclusion et les bibliothèques. Des rendez-vous qui dépassent les frontières de l’Hexagone, puisque les situations des bibliothèques brésiliennes, au milieu des favelas, ou l’expérience de Fred Gitner, directeur adjoint des bibliothèques du Queens, ont été évoquées.

 

La fracture numérique, souvent évoquée, est une préoccupation pour les bibliothécaires : la 3e journée interprofessionnelle coorganisée par la Bpi, vraisemblablement en Bretagne, se penchera sur les enjeux qu’elle soulève. « La Bpi propose des rendez-vous, Déclics informatiques, destinés aux publics bloqués avec l’usage de la technologie et du numérique », cite en exemple Philippe Colomb. Lorsqu’on l’interroge sur le tarif de la prestation, c’est avec plaisir que l’on entend : « La bibliothèque est vue comme un lieu de gratuité, et c’est la raison pour laquelle ces actions sociales sont possibles. Il n’y a pas de questions de rentabilité. »

 

Les 3 collègues affairés sur Bibliothèques dans la cité souhaitent que les établissements de prêt fournissent eux-mêmes, à terme, les contenus du site : « Ce n’est pas parce que les événements ne sont pas énormes qu’il ne faut pas les raconter », assure encore Philippe Colomb. Une page Facebook, Bpi pour les professionnels, vient compléter le dispositif, qui n’attend plus que la participation de chaque professionnel.

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/bibliotheques/des-bibliotheques-dans-la-cite-loin-d-etre-en-manque-d-idees-38571.htm

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Les Américains ont de plus en plus recours aux livres numériques

Une étude du centre de recherche Pew montre que la part des adultes américains lisant des ouvrages en version électronique a atteint 23% en novembre contre 16% l’année dernière à la même époque.

Cet article provient de Livres Hebdo : Actualités http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=9842#9842

L’acquisition des livres numériques coûte cher aux bibliothèques

Pour rester dans le coup, les bibliothèques municipales vont devoir trouver un système de prêt d’ebook adéquat. À l’heure actuelle, de nombreuses questions se posent pour savoir comment ce prêt doit s’organiser, et le rapport entre les éditeurs et les bibliothèques occupe une place centrale dans ce débat. On le voit par exemple dans ce témoignage qui nous vient de la bibliothèque régionale de Williamsburg en Virginie aux USA.

 

 

Bibliothèque de l'espace Nouvel (Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid)

 dalbera, CC BY 2.0

 

 

Barry Trott, le responsable du numérique pour cette bibliothèque, a fait part au Virginia Gazette des difficultés qu’il rencontre pour constituer un fonds de livres numériques pour la bibliothèque.

 

Il apparaît que mis à part Random House, la plupart des éditeurs ne vendent pas leurs livres aux bibliothèques bien volontiers. Et quand ils le font cela représente un coût important : Barry Trott évoque entre 75 et 85 dollars pour un exemplaire, sans préciser toutefois si le nombre de lectures est limité ou non.

 

L’intéressé pense que les éditeurs sont réticents car ils ont peur de l’impact que pourrait avoir le prêt sur les chiffres de vente du livre. Or, d’après les observations des organismes militants pour le prêt numérique et les pratiques des lecteurs eux-mêmes, les gens qui empruntent continuent à se procurer des livres.

 

Quoi qu’il en soit, de nombreuses discussions auront lieu en 2013 de par le monde pour savoir quel modèle économique adopter. Le temps presse, et d’autres acteurs aux moyens plus conséquents n’épargnent par leurs efforts pour proposer une offre de prêt pour répondre à la demande… (voir notre actualitté) En attendant, les bibliothèques qui proposent des livres numériques peuvent s’attendre à voir débarquer de nouveaux clients : les tablettes et les readers étaient sous de nombreux sapins cette année.

 

 

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/acteurs-numeriques/l-acquisition-des-livres-numeriques-coute-cher-aux-bibliotheques-39184.htm

Les conclusions du rapport sur l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques

L’inspecteur général des bibliothèques Dominique Arot a rendu aux différents ministres concernés son rapport sur l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques. Ce texte, disponible en ligne, note que, malgré des « avancées indiscutables », « il reste encore beaucoup à faire pour que toutes les bibliothèques françaises placent les usagers au centre de leurs préoccupations et cessent d’exclure une partie de leurs publics potentiels à cause d’horaires et de formes d’accueil inadaptés. »

 

Et, ce qu’il faut revoir, ce ne sont pas tant les volumes horaires d’ouverture que leur pertinence par rapport aux besoins et aux attentes du public. Une réflexion doit se faire, avec un échange sur toutes les dimensions du tissu social environnant pour bien évaluer quels horaires privilégier.

 

Selon Dominique Arot, « les horaires des bibliothèques ne pourront évoluer favorablement qu’à la condition d’un renouvellement radical de la conception même du métier de bibliothécaire et de l’organisation de travail des établissements. »

 

Et de préciser que c’est la « présence face aux publics et la médiation qui doivent désormais être premières. L’attention portée aux rythmes de vie des habitants comme des étudiants devrait ainsi toujours être prioritaire face aux horaires de travail des personnels. L’examen des horaires présentés dans ce rapport ne le laisse pas toujours apparaître. Le modèle des horaires de bureau ne peut plus constituer la matrice des horaires d’ouverture au public. »

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/bibliotheques/les-conclusions-du-rapport-sur-l-extension-des-horaires-d-ouverture-des-bibliotheques-39153.htm

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