Le fil de la médiathèque

Veille de bibliothècaire

Archives mensuelles de “avril, 2013”

La bibliothèque numérique américaine fait jaser les bibliothécaires

La Digital Public Library of America a été mise en orbite, le 18 avril, avec pour objectif de permettre au public de naviguer et faire ses recherches dans le patrimoine culturel numérisé de dizaines d’institutions américaines. Une semaine après le lancement du service, le Library Journal a fait état d’un premier lot de réactions de bibliothécaires. Si les premières impressions partagées sont globalement positives, ont néanmoins été soumises quelques suggestions d’amélioration et d’affinement pour cette version bêta du portail.

 

 

 

 

Premières manifestations d’enthousiasme sur les réseaux, tandis que Rachel Frick, directrice du Digital Library Federation Program, membre Council on Library and Information Resources (CLIR), a annoncé via Twitter que la page d’accueil de la DPLA a généré un demi-million de vues par heure.

 

Un portail ouvert vers d’autres destinations

 

Pour Jason Griffey, professeur et responsable d’une bibliothèque au sein de l’université de Tennessee, et qui a passé deux ans à observer le développement du service, il s’agirait d’un « succès énorme ». L’homme se félicite notamment que, de par son interface de programmation (API) publique, la DPLA soit avant tout une plateforme plutôt qu’une destination en soi.

 

La porte est donc ouverte aux autres bibliothèques qui voudraient mettre à profit les informations stockées ou contribuer à la base de données. Divers programmeurs s’attellent d’ores et déjà à la libération de programmes et applications mettant à profit cette API. 

 

Quelques bémols dans la partition

 

Mais ce portail en phase bêta ne va pas sans certains défauts que les regards les plus critiques n’ont pas attendu de placer dans leur collimateur. Ainsi, Jessamyn West, auteure et bibliothécaire, regrette que la plateforme soit tournée davantage vers les bibliothécaires que vers le public.

 

Quand d’autres commentateurs pointent des erreurs et inexactitudes dans la base de données, comme la photo d’un anonyme joueur de base-ball se retrouvant parmi les illustrations, et reliée à la thématique de la protection environnementale…

 

Et Sarah Nagle, bibliothécaire au sein de la Carver County Library dans le Minnesota, de souligner les préoccupations au sujet du financement à long terme du projet. Tout cela n’est qu’un grand commencement…

 

Via The Digital Shift.

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Une collection gratuite de manuels scolaires sur Internet

Nouvelles ressources pédagogiques sur Internet. La première collection gratuite de manuels scolaires est désormais accessible en ligne aux collégiens et à leurs enseignants, et en version interactive. L’éditeur indépendant Lelivrescolaire.fr vient de mettre en ligne sa collection de 16 manuels scolaires en libre accès, couvrant tous les niveaux des matières principales au programme du collège : français, mathématiques, histoire-géographie et anglais. 

 

  

 

 

Un groupe d’anciens professeurs a fondé en septembre 2009 la maison d’édition Lelivrescolaire.fr, un indépendant qui publie en ligne, sur son propre site, des manuels scolaires numériques en accès libre destinés au collège. Et en 3 ans, en 2012, l’éditeur s’est taillé sa part à hauteur de 7 % du marché, tandis que la moitié des collèges compteraient des usagers du site Internet, précise le communiqué de presse.

 

L’offre, dont le contenu a été réalisé par une communauté de 1000 professeurs, se caractérise par la grande interactivité des manuels, permettant aux élèves de réaliser la totalité des exercices en ligne et d’accéder facilement à des contenus multimédias supplémentaires.

 

Probablement une réponse aux différentes questions posées par la modification de l’exception pédagogique, telle que discutée dans le cadre du projet de réforme de l’école. 

 

Pour les enseignants, le numérique offre de renforcer le suivi individualisé des collégiens. En effet, il devient possible de réaliser la correction en ligne des exercices, la sauvegarde de copies et la publication de corrigés adaptés en fonction du niveau des élèves. Le manuel, placé sous licence libre (CC-BY-SA), est également personnalisable.

 

L’éditeur prévoit d’aller plus loin, et dévoilera d’ici le mois de mai ses applications à destination des tablettes tactiles et smartphones, une nouvelle offre que la maison annonce comme révolutionnaire. Contactée par ActuaLitté, la maison précise qu’en ce qui concerne les tablettes l’idée est de sortir des versions mobiles des manuels déclinés aux 3 systèmes d’exploitation, avec une navigation adaptée et autres fonctionnalités classiques du genre. Tandis que les applications smartphones serviront essentiellement de supports de révision pour les élèves.

 

Comme l’explique la responsable de communication Émilie Blanchard : « La nouvelle offre sera révolutionnaire, dans la mesure où elle rompt avec le traditionnel format PDF figé. »

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Premier jet pour DraftQuest, outil d’aide à l’écriture

Projet un rien provocateur, l’outil d’aide à l’écriture DraftQuest a fait ressortir au fil des mois les inquiétudes des réservés vis-à-vis de la technologie : un logiciel pour susciter l’écriture ? Et le déclin de la littérature de revenir sur le tapis… À l’occasion de la sortie d’une version bêta de la solution, quelques explications ont été fournies par David Meulemans, président des éditions Aux Forges de Vulcain, à l’origine du projet.

 

 

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David Meulemans au Labo de l’édition. La planche de pictogrammes est signée par la graphiste Elena Vieillard

 


Un sondage Le Figaro littéraire-OpinionWay de 2009 estime que 32 % des Français âgés de plus de 18 ans ont déjà songé à écrire un livre (roman, essai, souvenirs, théâtre, poésie) : « Le problème, pour sauter le pas, ce n’est pas l’inspiration, mais plutôt l’enthousiasme. » Et pour David Meulemans, président d’Aux Forges de Vulcain, la voie de la réussite en écriture rejoint celle du sport : « Tous les jours, un exercice régulier », assure-t-il, emboîtant le pas d’Haruki Murakami.

 

Et DraftQuest sera le fournisseur des parcours. Ou plutôt, des points d’étape où l’on pratique les exercices, laissant à l’utilisateur le choix de son propre parcours pour y parvenir. Le soft s’utilise dans un navigateur : après connexion à un compte utilisateur, la page présente un support visuel. Neuf pictogrammes, agencés de manière aléatoire, et destinés à fournir l’étincelle pour enflammer la créativité.

 

« Le but n’est pas de normaliser l’oeuvre d’art ou la création, qui échappe de toute façon à la standardisation, même si certains pictogrammes reviennent. » DraftQuest présente 200 pictogrammes de base, soit 4 fois plus, déjà, que l’ancêtre de DraftQuest, Neufcubes. DraftQuest propose de se lancer dans une « campagne », façon RPG. L’utilisateur choisit un jeu de pictogrammes, définit un temps d’écriture ainsi qu’un nombre de rounds, et le jeu peut démarrer. « DraftQuest peut être le support d’un travail d’écriture suivi, mais également être un moment ludique, avant de passer à une autre forme d’écriture. »

 

Écrire, écrire, écrire

 

Le soft peut ainsi s’adapter à l’écriture d’un romancier : l’utilisateur peut en effet choisir d’uploader sa propre banque d’images, afin de suivre une certaine ligne directrice au fil des jours. La régularité du travail est garantie, la production assurée. « D’ailleurs, DraftQuest rend toute correction impossible, pour éviter le phénomène de l’effacement immédiat auquel on est parfois confronté sur des traitements de texte comme Word », explique David Meulemans. 

 

Grégory Mion, écrivain, a tenté l’expérience pour écrire Avec l’assentiment du reptile, que les éditions Aux Forges de Vulcain vendent sous format numérique (« Pas le modèle de revenus pour DraftQuest »). La plateforme DraftQuest laisse également le choix à l’utilisateur de créations publiques ou privées : dans un cas, elles sont visibles par les autres inscrits, dans l’autre elles restent strictement confidentielles. Sans commentaires, toutefois, qui « je crois, doivent arriver plus tard dans le processus ». DraftQuest met en place les conditions de la création, compétition et improvisation en tête, mais ne prétend pas la diffuser ou même l’éditer. 

 

« Pour ne pas devenir un outil de l’outil » termine David Meulemans en payant son tribut à William Morris, fabricant designer textile, imprimeur, et écrivain fasciné par les machines sans se laisser dominer par elles.

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