Le fil de la médiathèque

Veille de bibliothècaire

Archives mensuelles de “décembre, 2011”

La veille apprivoisée #8

Fotomat – Par L.Dujol. CC-BY-SA

Sélection hebdomadaire d’informations parues sur le web concernant le monde de l’info-doc et les enjeux du numérique.

– La lente érosion des inscrits en bibliothèque – Enssibrèves

Depuis 2003, la perte d’inscrits est de 16,5% pour les bibliothèques publiques, et de 14% pour les bibliothèques de l’enseignement supérieur. Il en est malheureusement de même pour la fréquentation des “non inscrits”.

Christelle Di Pietro indique dans cette brève un article de C. Poissenot dans lequel il fait un constat tout aussi alarmant : Entre 2004 et 2009, ce sont les trois quarts des bibliothèques centrales de communes de plus de 50 000 habitants qui sont frappés par une baisse de leur fréquentation. Les établissements qui représentent la lecture publique par des bâtiments d’envergure sont encore plus touchés que les autres. Même des réalisations récentes, qui ont fait la fierté de la profession, sont délaissées par les citoyens : Vénissieux (– 31 %), Évreux (– 30 %), Orléans (– 28 %), Villeurbanne (– 24 %), Nice (– 23 %), Poitiers (– 22 %), Châlons-en-Champagne (– 20 %), Limoges (– 20 %), Blois (– 17 %), La Rochelle (– 17 %), Chambéry (– 16 %), Reims (– 16 %), Toulouse (– 10 %), Montpellier (– 9 %) …

Olivier Tacheau met le doigt sur l’une des raisons de la baisse de la fréquentation des bilbiothèques, à savoir des horaires d’ouverture inadaptées.  Sur son blog, il fait le constat suivant “J’ ai trouvé plus d’une trentaine de B.U fermées en ce lendemain de 11 novembre en moins de 10 minutes sur Google, sans aller plus loin”. Et de s’emporter :

” sur l’assentiment collectif et l’irresponsable légèreté avec laquelle les BU ouvrent ou plutôt ferment leurs portes pour un oui ou pour un non, sans aucune raison objective ! Je sais, vous allez encore me faire le coup des étudiants qui sont rentrés chez papa/maman ou de la fac qui coupe le chauffage… et je vous répondrai juste que cette manière de penser et de toujours se disculper est suicidaire. Si les étudiants ne viennent pas c’est parce qu’on est fermés, pas l’inverse, et qu’on les oblige à nous vous regarder d’un œil désabusé et résigné devant tant de mépris de leur condition et de leurs besoins.”

Le Motif s’est effetivemment interrogé sur l’impact des horaires d’ouverture sur les usages et fréquentations en bibliothèque publique.  L’étude conclut à une effective corrélation entre les horaires d’ouverture et les profils d’usagers accueillis. L’élargissement et l’adaptation des horaires contribuent donc à attirer de nouveaux publics et accroître la fréquentation des publics habituels.


Architecture des bibliothèques : que nous apprend la science-fiction ? – Enssibrèves

L’architecte Carla Leitao vient de publier dans le HuffingtonPost une série de trois articles – en anglais – consacrés à l’architecture des bibliothèques. Le premier article est consacré aux bâtiments actuels et note notamment la place qu’y occupent désormais le multimédia, les lieux de production, de convivialité et de formation. Le second article est consacré à l’histoire des espaces des bibliothèques. Le dernier article, le plus intéressant,  étudie le futur des bibliothèques à partir de la vision qu’en donnent les auteurs de science-fiction.

En écho et en français, lire le remarquable article de Mario Tessier publié sur la Revue Argus “Les bibliothèques du futur en science-fiction

Jean Michèle Salaun nous explique qu’avec le numérique le bilbiothécaire devient lui aussi un architecte, un architecte de l’information.

“Il est aujourd’hui indispensable, pour des sites web riches en contenus, des sites de grandes institutions, à but lucratif ou non, de faire appel à des spécialistes de l’organisation et du repérage de l’information, de même qu’à des spécialistes de l’expérience des utilisateurs. Ces deux types d’expertises convergent vers un même objectif : garantir un accès intuitif et facile au contenu, pour l’utilisateur d’une application ou d’un portail web (ou, plus généralement, de tout système d’information). On appelle les professionnels détenant ces expertises des Information Architects, « des architectes de l’information

L’enjeu pour ces nouveaux professionnels (…) construire à la fois des prestations et des institutions qui soient réellement dédiées à la communauté qu’ils servent, reprenant à leur compte la longue tradition des infrastructures épistémiques, sans l’inféoder aux stratégies industrielles qui visent à verrouiller le Web ni la réduire à la logique performative des ingénieurs. ”

Il n’existe au Québec et en France à ce jour aucune formation en architecture de l’information. Et ce n’est pas de la science fiction …
Amazon : l’industrialisation de la fidélisation – La Feuille

Hubert Guillaud nous fait brillamment la démonstration qu’Amazon est tout sauf une bibliothèque comme l’on a essayé de nous faire croire la semaine dernière.

Il faut prendre la mesure qu’Amazon est une industrie, dans l’acception la plus capitaliste du terme. Mais ce n’est pas qu’une industrie qui repose sur l’exploitation de la force de travail. C’est aussi une industrie du marketing, qui repose sur l’exploitation de tous nos biais cognitifs pour favoriser la commercialisation de ses produits.

Reste que c’est seulement en comprenant en profondeur son fonctionnement qu’on saura trouver des parades et développer des offres alternatives à l’omnipotence d’Amazon comme des autres grandes industries de l’internet.

 

Yes we camp and read : la bibliothèque des peuples à Occupons Montréal – Bilbiomancienne

Marie D. Martel, très impliquée dans la bilbiothèque des indignès de Montréal, continue à nous faire partager le quotidien de cette “bibliothèque clandestine” :

Le jour tombe quand j’arrive.  Le temps qu’on fasse un brin de conversation, il fait noir. Éric me propose une chandelle. Mais le vent l’éteint tout de suite. La génératrice se met en marche, Jamie réussit à brancher une ampoule. Une fois, deux, trois de suite, c’est le black out qui se répète. Jamie lance que ça doit être comme ça à Bagdad et nous rions. J’en suis à me demander si je vais pouvoir finir de ranger : mon iPhone s’est épuisé à servir de flashlight. Puis, Walter surgit avec une petite lampe dell. Je le remercie et je lui dit que ça me donne l’idée de traîner une lampe frontale dans mon kit. «Like a miner’s lamp?» No Walter, a lamp for literature mining!

En attendant les indignés français tentent de s’installer … mais les compagnies de CRS veillent. Difficile dans ces conditions de tenir une bibliothèque du peuple …

Tagged: architecture, formation, livre numérique, services, usager

Cet article provient de La bibliothèque apprivoisée http://labibapprivoisee.wordpress.com/2011/11/14/la-veille-apprivoisee-8/

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e-Toiles, une nouvelle maison d’éditions numériques pour la jeunesse

Une nouvelle maison d’édition jeunesse vient de se lancer et elle proposera des ouvrages exclusivement numériques. Et c’est à l’occasion du salon de Montreuil que e-Toiles (maison d’éditions numériques) lancera sa première application.

 

Elle est intitulée Dans mon rêve, et propose aux enfants à partir de 3 ans de s’initier au principe du cadavre exquis. L’enfant pourra partir sur la base d’un texte ou d’une illustration. S’il choisit d’apporter des modifications au texte, l’illustration changera aussi automatiquement. S’il choisit d’apporter des modifications à l’illustration, le texte changera lui aussi automatiquement.

Les textes est les illustrations ont été créés par Stéphane Kiehl.

 

Une fonctionnalité permettra d’entendre Tom Novembre raconter les histoires recréées par les enfants. Une bibliothèque leur permettra d’enregistrer leurs histoires et illustrations préférées. L’application n’est pour l’instant proposée que sur l’iPad au prix de 3,99 €.

 

Dans un communiqué, la maison d’édition explique sa démarche : « e-Toiles éditions crée uniquement des oeuvres originales sur tablettes pour la jeunesse. En empruntant un pont depuis le livre traditionnel, elle met le cap sur un apprentissage ludique de la lecture et des images, grâce aux multiples facettes et possibilités qu’offre le numérique. Un choix de collections d’applis éducatives innovantes, aux graphismes et aux fonctionnalités soignés, pour donner le goût de lire ».

 

Les éditions e-Toiles ont un site internet (plutôt pauvre pour l’instant) et une page fan sur Facebook.

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/acteurs-numeriques/e-toiles-une-nouvelle-maison-d-editions-numeriques-pour-la-jeunesse-30206.htm

SmartNovel lance « Clic ! Je lis », une collection de livres numériques pour les 6/10 ans

Avec une présentation au Motif le 8 décembre… Le 8 décembre prochain, SmartNovel lancera une collection d’ebooks pour les 6/10 ans qui se nomme « Clic !  je lis », une collection destinée à accompagner les lecteurs débutants. Au programme : texte, illustrations, son, vidéo, liens hypertexte…Elle sera disponible sur iBooks, pour iPad. Les ouvrages jeunesse sont […]

Cet article provient de L'actu des ebooks http://actu-des-ebooks.fr/2011/11/30/smartnovel-lance-clic-je-lis-une-collection-de-livres-numeriques-pour-les-610-ans/

DéclicKids: le numérique pour les enfants

DeclicKids-logo-provisoireA signaler un nouveau site, c’est DéclicKids qui se propose de vous faire découvrir des applications et des livres numériques de qualité pour les enfants. Avec 10 piliers qui m’ont l’air tout à faire sages!

« Chez Déclickids, on pense que le numérique est un média formidable, et qu’il y a des livres (numériques), des applications et des sites web qui sont des trésors. Pour lire, pour apprendre, pour découvrir. On pense aussi que le numérique est un média qui va «avec» et non «contre». Avec les livres (papiers), la télévision, le cinéma ou les spectacles vivants et non «contre» eux. Et aussi «avec» les copains, les grands frères et les petites sœurs, les parents, les enseignants.

Mais pour que le numérique fasse pousser les enfants, il ne faut pas leur donner n’importe quoi. C’est pour cela qu’on a eu envie d’aider les parents, les enseignants, les enfants, à découvrir du numérique de qualité. Et c’est un défi, parce qu’il y a des milliers de livres numériques, d’applications, de sites web un peu partout, sur toutes les plateformes, dans toutes les langues, à tous les prix.

À quoi reconnaît-on le numérique de qualité? Chez Déclickids, on pense qu’on peut dégager des critères de qualité, et que ces critères sont à la fois objectifs et subjectifs. Objectifs parce qu’une appli qui plante a un défaut technique identifiable qu’on peut regretter objectivement. Et subjectifs parce que trouver l’illustration plus ou moins «belle» ou la musique plus ou moins «entraînante», c’est affaire de goût avant tout. Du goût de chacun d’entre vous, d’entre nous.

Mais chez Déclickids, on assume à 100% notre liste de critères à la fois objectifs et subjectifs. Parce qu’on pense que le numérique c’est culturel. Et qu’on critique un objet culturel avec une vision du monde. C’est cette vision du monde, d’un monde où le numérique aide les enfants à lire des livres merveilleux, à apprendre différemment, et à découvrir tous les jours de nouvelles choses, qu’on a envie de partager avec vous. »

Créez le déclic, suivez-les, longue vie à DéclicKids!

Cet article provient de Aldus – depuis 2006 http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2011/12/d%C3%A9clickids-le-num%C3%A9rique-pour-les-enfants.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+typepad%2FOEkF+%28Aldus+-+2006%29

Les bibliothécaires : des médiateurs de la culture de l’information

Pour remédier à la problématique des rapports entre enseignant-(chercheur), étudiant et bibliothécaire, Silvae du blog Bibliobsession propose une série de dispositifs numériques qui “repositionnent” le bibliothécaire  dans ses objectifs : plus qu’un fournisseur d’information, le bibliothécaire doit “accompagner les étudiants vers une culture de l’information par des dispositifs adéquats” comme : Extraits : (…) Proposer […]

Cet article provient de Veille documentaire https://sylvierdoc.wordpress.com/2011/12/20/les-bibliothecaires-des-mediateurs-de-la-culture-de-linformation/

Sitographie : les relations entre CDI et bibliothèques publiques (CRDP Limousin)

… Conseil) de Lyon et titulaire d’un DEA en sciences de l’éducation. Apprendre et se former dans les bibliothèques : la mission éducative des bibliothèques municipales [document électronique] / Nicolas Beudon. – ENSSIB, 2009. Diplôme de conservateur de bibliothèque. Mémoire d’étude ; 89 p. Les enjeux de la lecture à l’adolescence : des conférences à écouter,…

Source : CRDP Limousin

Cet article provient de Wikio – Bibliothèques http://labs.ebuzzing.fr/info?id=305493247

Réussir les bibliothèques en 7 leçons (Les p’tits papiers d’André Zeau)

Synthèse d’une étude intéressante menée par le Conseil général du Val d’Oise intitulée “Réussir les bibliothèques : 7 leçons pour l’action”. Où l’on lit par exemple que “de faibles moyens conduisent à des résultats médiocres” ou encore que “la fréquentation d’une bibliothèque est moins liée au nombre d’habitants qu’à sa surface”… Des points qui peuvent nous […]

Source : Les p’tits papiers d’André Zeau

Cet article provient de Wikio – Bibliothèques http://labs.ebuzzing.fr/info?id=304332110

Koha à Beauvais : retour d’expérience

Quelques mois après le déploiement de Koha au sein du réseau des médiathèques du Beauvaisis, son directeur Édouard Chevrel a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses pour nous livrer son premier retour d’expérience.

Bambou : “Pourquoi le réseau des médiathèques du Beauvaisis a-t-il fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ?”

Édouard Chevrel : “Le choix d’un logiciel libre est devenu pour nous une évidence, pour 2 raisons :

Tout d’abord, nous avions un SIGB propriétaire qui n’avait plus de perspectives d’évolution, n’étant plus commercialisé depuis plus de trois ans.

Notre ancien fournisseur a connu une réorganisation qui a eu pour conséquence une érosion de ses effectifs en France, une hotline externalisée en dehors de l’U.E et un nouveau SIGB moins intéressant fonctionnellement que son ancienne offre.

Pour éviter de reproduire cette situation et se retrouver “prisonnier” d’un fournisseur, nous avons donc privilégié pour notre ré-informatisation un SIGB libre.

Pour finir, les SIGB libres sont pour nous une alternative viable, avec un aspect communautaire où les bibliothèques impulsent de nouvelles fonctionnalités au profit de tous. Plus la communauté est grande, plus le logiciel sera pérenne dans le temps avec des améliorations régulières en rapport avec les nouvelles pratiques de notre public.

Le choix de Koha s’est fait en interne avec nos bibliothécaires. Pour cela, nous avions sélectionné deux SIGB libres (Koha – PMB) en bibliothèques qui se démarquaient des autres. En effet, leurs fonctionnalités égalaient celles des progiciels propriétaires, voire même les dépassaient sur certains aspects ; aspects qui étaient ceux sur lesquels nous voulions justement mettre l’accent (flux d’information, ergonomie de recherche et d’interface, diffusion sélective de l’information, intégration web, etc.).

Après 3 mois de test des deux progiciels, Koha s’est avéré correspondre au mieux à nos besoins en terme de fonctionnalité professionnelle mais aussi sur les fonctionnalités pour nos lecteurs (flux RSS, interface clair, assistance de la communauté, gestion multi-sites avancée…)”

…….

Bambou : “Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ?”

Édouard Chevrel :“Suite au test, nous avons fait un appel d’offre pour le déploiement, l’adaptation et la maintenance du SIGB Koha. Deux sociétés ont répondu à notre appel d’offre, la société BibLibre ayant été retenue.

La partie technique du projet s’est étalée sur 4 mois du 17 janvier 2011, date de la première réunion de travail avec notre prestataire, au 19 mai jour de l’ouverture au public avec Koha.

Pour la partie organisationnelle, nous avons créé une équipe pilote du projet avec un informaticien et une bibliothécaire du réseau. Ensemble, nous avons pu balayer tous les aspects de la ré informatisation en lien avec les équipes. Nous avons initié les agents à la pratique de Koha dès la phase de test. Cela a ainsi permis la tenue de réunions concrètes, par pôle (prêt/retour/inscription, acquisition, catalogage, périodique…) permettant ainsi de constater pleinement, pour chaque module, les adaptations à prévoir et les formations à mettre en place pour que chaque agent se saisisse des nouvelles fonctionnalités.

Cette période de préparation a aussi nécessité un large nettoyage de notre base bibliographique, ce qui a été entrepris par une de nos équipes jusqu’à la migration définitive de notre base sur Koha. Nous avons ainsi pu gagner en clarté sur notre catalogue pour un meilleur confort pour nos usagers.

La migration des données s’est déroulée sans accroc grâce à notre chef de projet Stéphane Delaye chez BibLibre qui connait très bien la structure de notre ancienne base de données.

La réussite de cette migration doit également aux qualités de nos équipes en interne tant au niveau de son encadrement et de ses formations que des groupes de vérificateurs qui ont testé les différents jeux de données à chaque itération dans Koha, nous faisant part des ajustements à entreprendre.

La méthode de formation choisie a été la suivante : notre prestataire a formé un groupe de 10 agents pour chaque module (circulation/périodique/recherche…). Ce sont ensuite ces agents qui ont assisté le responsable informatique et la responsable bibliothécaire pour former leurs collègues. Une documentation a été spécialement créée et adaptée à notre structure par notre équipe d’encadrement pour chaque module.

Notre service informatique nous a aussi épaulé pendant toutes les grandes phases d’intégration car nous avions décidé de ne pas fermer le réseau pendant la ré-informatisation. Il nous a également assistés lors des premiers jours d’utilisation de Koha au public

…….

Bambou : “Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ?”

Édouard Chevrel :“La première impression ressentie est un sentiment de liberté. Nous pouvons exploiter au maximum les capacités du SIGB et nous avons une assistance réactive par notre prestataire avec qui notre responsable informatique est en lien permanent. Celui-ci est également en soutien quotidien des agents pour qui la façon de procéder a radicalement changée. De nouveaux réflexes sont à adopter tant pour eux que pour les usagers.

Nous pouvons dorénavant proposer à nos lecteurs de nouveaux services. Ainsi, ils ont maintenant la réelle gestion de leur compte. Ils ont la possibilité de choisir leur lieu de retour de documents mais également de retrait de réservation. Ils peuvent également prolonger eux-mêmes leurs emprunts, faire des suggestions d’achat…

L’OPAC 2.0 de Koha est très bien conçu, avec un volet « lecteur » très développé notamment pour la recherche «  recherche tous mots », possibilités de critères de recherches, création de paniers lecteurs, abonnement à des flux RSS…”

…….

Bambou : “Avez-vous des retours de vos utilisateurs ?”

Édouard Chevrel :“Nous avons pu remarquer que très peu de lecteurs connaissaient les possibilités de notre ancien SIGB en ligne. Il y a encore un gros travail pédagogique à effectuer vers nos usagers qui n’ont pas tous les réflexes d’utilisateurs liés à internet. Ainsi, depuis l’utilisation de Koha, nous communiquons beaucoup avec les lecteurs sur les nombreuses offres de notre nouveau système et nous les incitons fortement à se créer un compte.

Depuis mai, nous constatons un accroissement significatif des réservations et renouvellement en ligne de document, notre système de navette entre sites est de plus en plus sollicité. Ces nouveaux services sont donc très bien accueillis par nos usagers, malgré encore quelques ajustements en interne.”

…….

Bambou : “Quelles évolutions attendez-vous de Koha ?”

Édouard Chevrel :“Nous attendons de Koha de nouvelles fonctionnalités comme un approfondissement de l’OPAC en proposant une recherche par facettes, une liste incrémentée de nouveautés mais aussi des fonctionnalités qui manquent encore au niveau professionnel afin de faciliter le travail interne comme le changement automatique de statut dans les périodiques, une meilleure gestion des renvois d’autorités et une interface un peu plus conviviale serait la bienvenue !”

…….

Bambou : “Envisagez-vous de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ?”

Édouard Chevrel :“Ce n’est pas exclu, c’est principalement le but du libre, Il est cependant encore trop tôt pour se prononcer mais revenez dans un an le temps que nous nous approprions complètement Koha.

→ le réseau de la Beauvaisis en chiffres :

  • 6 structures
  • Surface totale des bâtiments : 5285m²
    • médiathèque centrale (3200m2)
    • 4 annexes (Saint Jean 680 m2, Argentine 429m2, Saint Lucien 630m2, Milly-sur-Thérain 200m2)
    • 1 relais livre (Saint Just 146m2)
  • Prêts / an : 260.000
  • Adhérents actifs : 8700
  • 150.000 visiteurs
  • Action culturelle (rencontres, expositions, lectures et ateliers…) : 15000 visiteurs /an”

voir l’OPAC du réseau de la Beauvaisis

Filed under: entretien, entretiens Koha, koha, Koha : retour d’expérience Tagged: koha, logiciel libre

Cet article provient de Bambou http://docmiop.wordpress.com/2011/12/07/koha-a-beauvais-retour-dexperience/

Bibliosurf disparaît de l’écran

Cet article provient de Livres Hebdo : Actualités http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=7785#7785

Clic! je lis, accompagne les apprentis lecteurs, en numérique

Quelques jours après la fermeture du Salon du livre jeunesse de Montreuil, l’éditeur SmartNovel vient de présenter sa nouvelle collection, Clic ! je lis, des ouvrages numériques « pour accompagner les lecteurs débutants ».

C’est qu’il est tellement difficile de la faire lire, cette jeunesse impétueuse et fougueuse ! Mais voilà : une histoire solide, des illustrations séduisantes, et tout est réuni pour encourager les apprentis lecteurs. Surtout que l’auteur lui-même, ou elle-même, les accompagne de sa voix, en leur faisant la lecture du premier chapitre.

« Toutes les illustrations sont accompagnées d’une légende audio : il suffit d’un clic pour l’écouter. Les quelques mots difficiles sont expliqués – d’un clic, toujours. À la fin, les lecteurs peuvent s’amuser à vérifier qu’ils ont tout compris en répondant à un quiz. Et comme derrière une bonne histoire, il y a toujours un auteur, ils peuvent le découvrir en vidéo, avant de lui envoyer un mail… Et même envoyer le début du roman à un ami : quand un livre vous plaît, on a envie de le partager ! », explique Jean-Charles Fitoussi, de SmartNovel.

 

Les trois premiers titres que SmartNovel publiera sont les suivants :

  • Le prince congelé, illustré par Mérel.

    • Le Prince Louis-Gaëtan est tombé amoureux d’une jeune fille qui ne l’aime pas. Pour se débarrasser de lui, elle l’envoie chasser un dahu… qui n’existe pas. Pauvre Louis-Gaëtan ! Il n’est pas prêt de revenir
  • Opération Mémé, illustré par Magali Le Huche.

    • Elle est gentille la grand-mère de Fiona, mais un peu… comment dire… un peu trop présente. De temps en temps, Fiona aimerait mieux rigoler avec ses copains. Comment faire ?
  • Les Pâtacolors j’adore, illustré par Denise et Claude Millet.

    • Adrien a une passion : la publicité qu’on voit à la télé. Il apprend qu’un fabricant de pâtes va tourner une pub, et qu’il cherche un garçon pour jouer dedans. Et si c’était lui ?

Tous trois sont signés par Fanny Joly, déjà auteure de quelque 300 titres jeunesse, un secteur dans lequel elle officie depuis les années 80. Ils sont d’ores et déjà disponibles sur iPad, au prix de 3,99 €. En outre, on trouvera dans les ouvrages sept petits bonus multimédias, propres à la collection de la collection Clic ! je lis :

  • Les héros de l’histoire se présentent
  • L’auteur lit le premier chapitre
  • Les illustrations sont accompagnées d’une légende audio
  • Les mots difficiles sont expliqués
  • Un quiz interactif permet de se tester en s’amusant
  • Le lecteur découvre l’auteur en vidéo et peut lui adresser un email
  • Le lecteur peut partager le 1er chapitre avec ses amis

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/usages/clic-je-lis-accompagne-les-apprentis-lecteurs-en-numerique-30402.htm

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