Le fil de la médiathèque

Veille de bibliothècaire

Jamais sans mon comic book

Vous vous souvenez peut-être du Zombie
guide to the library
, un guide du lecteur
proposé par la bibliothèque du McPherson College aux États-Unis sous
la forme d’une bande dessinée au cours de laquelle, deux jeunes étudiants se
réfugiaient dans une bibliothèque pour échapper à des hordes de zombies. Là,
ils découvraient les différentes ressources que pouvait leur proposer la
bibliothèque pour se battre et vaincre les revenants.

La bande dessinée est proposée le dessinateur de webcomics et ancien
bibliothécaire C. Michaël
Hall
, sur un scénario d’un autre collègue enseignant à la Emporia State
University, Matt Upson et avec
les couleurs de Dustin
Evans

Les trois amis ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils nous ont proposé depuis
deux autres bandes dessinées sur le même principe. Si la première se déroulait
dans les locaux d’une bibliothèque universitaire, la seconde
se déroule cette fois dans ceux d’une bibliothèque
municipale
(la bibliothèque Wilton, dans le Connecticut) et voit les
protagonistes se battre contre une horde de monstres tous
sortis de livres plus effrayants les uns que les autres (pour un peu on se
croirait dans Richard
au Pays des Livres Magiques
). Et voilà nos héros aux prises avec le Fantôme
de l’Opéra, Frankenstein ou le terrifiant Dracula.

Heureusement, la bibliothécaire est là…

  Encore une fois, outre l’ingénieux mélange entre la bande dessinée et
les informations pour le lecteur, doublée en fin de volumes d’explications sur
le système de classement ou les opérateurs booléens, ce qui rend le volume
intéressant et amusant demeure le côté décalé, les
références discrètes qui dénoncent les professionnels derrière
le projet sans pour autant se prendre au sérieux (les pauvres moniteurs se font
bouffer par les zombies dans la première histoire).

Alors, on aura compris les bibliothèques ne sont peut-être pas des havres de
paix mais elles ont les ressources idéales pour affronter les
aléas qu’on peut rencontrer dans la vie. D’où question pas moins idéale :
Comment devient-on bibliothécaire ? Et c’est là tout l’objet du troisième et
dernier opus (pour l’instant) de la série :
Supreme Librarians in Metaspace
. Le titre n’est pas complètement anodin
puisque les initiales forment l’acronyme SLIM qui est aussi celui de l’école de
bibliothécaire représentée : l’école de gestion en sciences de l’information et
des bibliothèques (School of library and information management) de
l’Université d’État
d’Emporia
.

Il s’agit donc dans ce dernier opus de mettre en valeur les
différentes activités et facettes du métier de bibliothécaire
,
toujours d’une manière drôle et décalée. Avec l’espoir que cette ressource
créera des vocations ou, au minimum, permettra de changer la représentation que
les usagers ont de leurs bibliothécaires.

A travers un voyage spatio-temporel à la Scrooge, on part à la rencontre des
bibliothécaires d’Alexandrie, arabes, de Dewey, d’un vieux bibliobus (on n’est
pas loin du bus magique)
avec des chats et une bibliothécaire percée et tatouée (parce que bon, les
chignons ça va un temps)… pas de numérique, mais comme le dit l’un des
protagonistes, c’est à chacun de créer le futur des bibliothèques.

Quoiqu’il en soit, par leur côté décalé et amusant, ces comics
forment assurément un moyen de communication efficace, vous ne trouvez pas
?

Cet article provient de Vagabondages http://www.vagabondages.org/post/2012/06/15/Jamais-sans-mon-comic-book

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