Le fil de la médiathèque

Veille de bibliothècaire

Le numérique vendu plus cher que le papier à la bibliothèque

L’établissement a fait ce qu’il devait, pour contenter la demande : avec l’augmentation d’appareils de lecture comme le Kindle ou le Nook, la Salt Lake Public Library a décidé de compléter ses collections de livres avec 5253 ebooks.


Depuis décembre 2010, plus de 16.000 prêts ont été réalisés : un succès, certes, mais qui a un coût. C’est que, comme quasiment tous les établissements, la bibliothèque de Salt Lake, dans l’Utah, paye une redevance de 12.000 $ par an à la société OverDrive, pour disposer des nouveautés, du catalogue des éditeurs, et ainsi de suite.

 

dark dollar 2Or, les versions numériques des nouveaux titres auraient tendance à être vendus en moyenne 8 $ plus cher qu’une version papier, et certains, particulièrement populaires, grimpent à des tarifs atteignant 75,99 $.

 

OverDrive est aujourd’hui le leader sur le marché, avec un catalogue qui dépasse celui de ses concurrents. Ayant signé des accords avec un grand nombre d’éditeurs, la société est en mesure de proposer une offre relativement complète, et qui s’affine avec le temps.

 

En outre, OverDrive est parvenu à créer un écosystème second, qui permet de profiter de titres en format EPUB, lisible sur tous les appareils, excepté le Kindle. Et s’e’st donc mis à travailler avec Amazon pour proposer une offre de livres numériques en version Kindle.

 

Sauf que pour une bibliothèque, le modèle économique du livre numérique reste plus complexe que jamais… du côté de l’éditeur. En effet, l’établissement doit en acheter plusieurs, pour pouvoir les prêter. Et à des tarifs excessifs. Le titre, The Litigators de John Grisham est vendu 28,95 $ en papier, contre 36,99 $ en numérique.

 

De quoi alerter tout le monde est faire prendre conscience que les éditeurs ont manifestement trouvé la vache à lait pour pallier les manques de leur industrie.

 

Les bibliothèques ne seront pas en mesure de supporter sur le long terme ce type de politique tarifaire. Et pour offrir des ouvrages, dans des conditions correctes, il faudra bien que les éditeurs, et l’intermédiaire OverDrive, prennent conscience de cette autre réalité économique…

 

Cet article provient de Actualitté – Une page de caractère http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/bibliotheques/le-numerique-vendu-plus-cher-que-le-papier-a-la-bibliotheque-29976.htm

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